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Les parasites

28

Mar
2014

Dans Les parasites

Par guillaumedebw

Les Puces

Sur28, Mar 2014 | Dans Les parasites | Par guillaumedebw

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Siphonaptera, Les puces

L’ordre des siphonaptères (Siphonaptera, du latin sipho « tube ») anciennement dénommés aphaniptères (Aphaniptera) sont des insectes ptérygotes holométabole, caractérisés entre autres par leurs pièces buccales conformées en un appareil piqueur‐suceur. Les puces sont des petits insectes ectoparasites. Elles infectent les mammifères (dont l’Homme) et quelques oiseaux, et vivent du sang de leurs porteurs. Près de 2 500 espèces sont décrites à ce jour, réparties en 239 genres et 15 à 16 familles selon les auteurs et 5 super familles. En Europe, les animaux domestiques et de compagnie (chiens, chats et plus rarement rat, souris blanche, furet, NAC, etc..) peuvent être porteurs de plusieurs espèces de puces: Ctenocephalides relis, Ctenocephalides canis, Pulex irritans, Archeopsylla erinace, etc.. La plupart du temps, sur les carnivores domestiques, c’est de la « puce du chat » (Ctenocephalides felis, et en France la sousespèce Ctenocephalides felis felis) qu’il s’agit (plus de 90% des cas). Cette espèce vulgairement appelée « puce du chat » est en réalité très ubiquiste et peut se nourrir sur le chat où elle a d’abord été trouvée, comme sur tous les mammifères européens (carnivores, lapin, lièvre, ruminants ou humains). On peut aussi trouver dans les logements et lieux publics des puces de rongeurs, de petits carnivores ou insectivores sauvages, ou d’oiseaux.

Description :

Ce sont les puces, ptérygotes très particuliers dont les affinités avec les autres groupes sont indistinctes. Les Siphonaptères sont aptères, sauteurs, piqueurs et vivent en contact étroit avec leur hôte : ils sont parasites externes de nombreux vertébrés, se nourrissant de leur sang (homme, oiseaux et mammifères). Les maxilles sont fortes et vulnérantes avec le labre; les palpes maxillaires sont longs, les mandibules inexistantes. Leur identification se base sur le stade adulte. L’adulte mesure de 2 à 6 mm de long (et peut même aller jusqu’à 8mm), c’est un insecte sans ailes ni queue.

Développement:

Après chaque repas sanguin, les puces femelles pondent de quatre à huit oeufs ronds ou ovales (0,5 mm de long), à coque lisse, de couleur blanchâtre. Leur texture est collante, mais ils tombent facilement de la peau ou fourrure de l’animal hôte. Si les conditions thermohygrométriques lui sont favorables, l’oeuf éclot après quelques jours et il en sort une larve en forme de ver qui, chez les espèces d’hôtes habituels, mesurent 1,5 à ?? mm de long. La larve n’est pas parasite, elle passe par 3 stades durant lesquels elle se nourrit de débris organiques, de dépouilles larvaires et du sang séché se trouvant dans les excrétions des puces adultes. Au repos elle se fixe solidement aux poils ou sur des fibres à sa disposition en évitant la lumière (elle est lucifuge) et en recherchant une certaine humidité. Elle se recouvre ensuite de poussières, de fibres, de grains de sable, et de débris organiques et, sous ce revêtement elle se tisse un cocon avec la soie fournie par ses glandes labiales. Dans cet abri, la larve blanche brunit de plus en plus et se métamorphose en adulte en une dizaine de jours. Mais l’adulte peut rester enfermée pendant plusieurs mois dans son cocon (survie moyenne de 150 jours dans le cocon où il semble par ailleurs relativement protégé contre les insecticides)… jusqu’à ce que des conditions propices, comme une augmentation de la température et des concentrations de dioxyde de carbone, favorisent son émergence. Elle est sensible aux vibrations. L’émergence des adultes est alors immédiate et le cycle peut se poursuivre.

Cycle biologique:

Il est particulièrement rapide : Dès environ 48 heures après leur 1er repas de sang, généralement entamé dans les 30 minutes suivant l’accostage d’un chat ou chien, une femelle peut pondre jusqu’à 50 oeufs par jour pendant 50 à 100 jours, avec une moyenne de 20 à 30 oeufs par jour sur une période de 2 mois. Les puces passent par quatre stades de développement: oeuf, larve, nymphe, et adulte. La durée du cycle biologique dépend de l’espèce en cause, de la température, de l’humidité et de l’accès à la nourriture. Selon les conditions, une puce devient adulte en deux à plusieurs mois. La puce adulte du chat n’est pas un parasite transitoire (du chat, du chien ou d’autres mammifères), qui ne grimperait sur l’animal qu’au moment des repas sanguins. Elle cherche au contraire à y passer sa vie car une fois tombée au sol, elle meurt rapidement (en 1 à 4 jours, selon l’humidité) mais une faible part des puces présentes sur un carnivore peut changer d’hôtes lors de contacts entre deux animaux par exemple, ou dans un lieu clos (cage, élevage, chenil) où il y a promiscuité d’animaux. Le risque de contamination directe inter‐carnivores est néanmoins réputé faible.

Moyen de contrôle:

Afin d’éradiquer la présence de puces dans une maison, il est impératif de traiter toutes les pièces ayant pour revêtement de sol du parquet ou de la moquette. Il est également nécessaire de traiter toutes les surfaces, où l’animal porteur de puces, a ses habitudes. La pulvérisation d’un insecticide à base de permétrine donne de très bons résultats.